Corsic'armes

Corsic'armes
Corsic'armes

On se connaissait peu, je le croisais parfois
Dans un bar parisien, a deux pas de chez moi
Nous buvions quelques verres jusque tard dans la nuit
Etait-ce le chemin pour devenir amis ?

Il m'expliquait sa terre, son peuple, son pays
J'écoutais en silence, attendri

Me parlais d'Ajaccio, de Calvi, de Bastia
Des corrompus notoires, des élus, des mafias
Et des encagoulés réunis au fond des bois
Pour défier la justice et ce putain d'Etat

Moi qui'ai toujours aimé tous les Robins des Bois
Les peuples insoumis, j'aimais ça...

S'est fait buter un soir aux abords du maquis
S'est fait flinguer, pourquoi? et par quel ennemi ?
Avait-il tué d'abord pour être tué aussi ?
Etait-il un rebelle, était-il un bandit ?

Tu me manques ce soir et je parle de toi
A ta douce compagne qui pleure près de moi
Les mots qu'elle ne dit pas c'est la loi de l'Omerta
De ce pays que j'aime quand il vit libre, épanoui
Loin du bruit, d'la fureur des fusils...

# Posté le lundi 06 août 2007 08:08

Mon bistrot préféré [montage] [montage]

Mon bistrot préféré

Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
M'accueille quelquefois aux jardins du Bon Dieu
C'est un bistrot tranquille où il m'arrive de boire
En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire

Les jours de vague à l'âme ou les soirs de déprime
Près de quelques artistes amoureux de la rime
Je vide deux trois verres en parlant de peinture
D'amour, de chansonnettes et de littérature

Il y a là, bien sûr, des poètes, le Prince
Tirant sur sa bouffarde, l'ami Georges Brassens
Il y a Brel aussi et Léo l'anarchiste
Je revis, avec eux une célèbre affiche

Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
Cependant que Verlaine et Rimbaud, à l'absinthe
Se ruinent doucement en évoquant Villon
Qui rôde près du bar et des mauvais garçons

L'ami René Fallet me parle de ses touches
Qui me font frissonner quand il pêche à la mouche
Et du vin et des femmes et surtout des copains
Qui font la vie plus belle, le désespoir plus loin

Il y a Boris Vian, Maupassant et Bruant
Ecoutant les histoires d'un Coluche hilarant
Je m'assois avec eux pour quelques libations
Entouré de Desproges et Reiser et Tonton

Nous rigolons des cons avec Frédéric Dard
Souvenirs de prison avec le vieux Boudard
Audiard et puis Pagnol s'allument au Pernod
Je lève mon verre à Robert Doisneau

Gainsbourg est au piano, jouant sa Javanaise
Et nous chante l'amour qu'il appelle la baise
Dewaere est là aussi dans un coin, et il trinque
Aavec Bernard Dimey, avec Bobby Lapointe

Assis autour du poêle il y a Jacques Rigaut,
Franquin, Jean-Pierre Chabrol, Prévert et son mégot
Nous parlons de suicide Maurice Ronet arrive
La mort est quelquefois tout un art de vivre

Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
Je l'avoue, désolé, manque de femmes un peu
Mais les amis, les potes qui le hantent toujours
Savent aussi bien qu'elles ce que c'est que l'amour

Ils sont bien plus vivants dans ma mémoire au moins
Que la majorité de mes contemporains
Si demain la faucheuse vient me prendre la main
Pourvu qu'elle me conduise au bistrot des copains.

Voir le montage

# Posté le lundi 06 août 2007 08:13

Anaïs Nin [jeune talent] [clip]

Anaïs Nin

[Romane]:
Paris, 14 avril
Ma vie est un exil
J'envie des jours tranquilles
A Clichy
Henri, volcan velours
Bandit au souffle court
J'écris la nuit, le jour
Tout mon amour
Mon amour
Là dans mon journal

[Renaud]:
{Refrain:}
Anaïs Nin à le diable au coeur
La douleur assassine
Anaïs Nin, Anaïs
Infiniment féminine
Anaïs Nin à le diable au coeur
La douleur assassine
Anaïs Nin,
Anaïs

[Romane]:
Miller

[Renaud]:
J'ai fuit le bruit des villes
La pluie est un exil
Elle coule des jours tranquilles
A Clichy

[Romane]:
Henri j'ai le coeur lourd
Du gris qui nous entourent
Je cris depuis toujours
Tout mon amour
Mon amour
Là dans mon journal

[Renaud]:
{au Refrain}

[Romane]:
Miller

J'ai froid le temps d'un taxi
Et me voila contre toi, Henry
Attend moi
Je te suis peut m'importe
Si parfois la nuit nous trahis
Enfer ou paradis
A prendre à l'interdit

[Renaud]:
L'interdit (L'interdit...)

[Renaud][Romane]:
Anaïs Nin à le diable au coeur
La douleur assassine
Anaïs Nin,
Anaïs
Infiniment féminine
Anaïs Nin à le diable au coeur
La douleur assassine
Anaïs Nin
Anaïs
Miller
Anaïs
Miller
Anaïs
Miller

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# Posté le lundi 06 août 2007 08:17

emmerdeur [montage]

J'avais écrit cette chanson quand renaud avait annulé son concert à la hall de Martigue, bon.!


Emmerdeur

Monsieur Renaud Séchan
Je vous fais une bafouille
Que vous lirez sûrement
Car vous avez des couilles
Je viens de recevoir
Un texto de ma vieille
Pour m'prévenir qu'à Martigues
Votre tournée ne s'arête
J'ose pas imaginer
C'quelle voudrait vous faire
Elle, les menteurs, les tricheurs
Et pis les beau-frère
Les a vraiment dans l'nez
P't-être encore plus que toi
Dès qu'elle peut les maudires
Ma tite vieille elle s'gêne pas
Ma tite vieille elle s'gêne pas

Alors comme ça vous y serez pas
Alors, qu'moi j'ai besoin d'toi
C'est con, t'va à Marseille
Y fra beau, tu crois pas
T'sra là-bas avec tes potes
Des socialos marrants
Vous aurez une grande scène
A monter super rapid'ment
Vous allez faire ton concert
Pas un truc de kakou
C'est sûr tu t'y crève
L'travail, c'est pas tout cuit
Mais bon t'es fait acheter
Loin l'époque d'hexagone
Et les trucs des socialos
Ni de Guevara
Ni d'mon copain Guevara

Monsieur le Renaud Séchan
Je suis un emmerdeur
De ta foule de glands
De ton troupeau d'gueulars
Ils veront pas ma peau
Verront pas tout mes cheveux
J'saluerai pas Renaud
J'deviendrai pas une de tes b½ufs
J'irai pas au Dôme
Faire le con dans un parking
Dans un quartier infame
Avec toute la racaille
J'aime pas m'faire tabasser
J'aime pas m'faire insulter
J'aime pas m'faire chier
Plus souvent qu'il ne faut
Plus souvent qu'il ne faut

Moi surtout c'qui me plait
C'est les putains d'concert
Et qui c'est qui en fait
Ben c'est mon père
Ben oui, spirituellement c'est toi
Bien qu'tu sois teigneux
Maintenant j'vais t'dire pourquoi
J'voulais venir te voir,
Chuis ni Russes, ni Ricains
Moi, j'peux pas t'boycotter
Franch'ment j'ai l'air malin
Avec mes CDs
Mes trentes-trois tours
Mon poster, mes bookins
Mes quelques singles
Et ta grosse tournée
Et ta grosse tournée

Là, t'me gonfle vach'ment
Et moi, et tous mes potes
Je serai jamais au concert
J'aime plus les bruits d'guitare
T'as plus qu'a pas t'en faire
Et te faire tranquilos
Une putain d'tournée
Aux couleurs de ton album
Mais va pas t'imaginer
Monsieur Renaud Séchan
Que j'suis manipulé
Par Diam's ou Farah
Je n'suis qu'un militant
Du parti des anar'
Des communo, des socialo et
De tout les gauchos
De tout les gauchos

Monsieur Renaud Séchan
Pour finir ma bafouille
J'voulais t'dire simplement
Ce soir on fait des pouilles
Dans ma piole, c'est l'panard
Si tu veux, viens bouffer
On s'lira Guevara
Et on pourra causer
On s'lira Guevara
Et on pourra causer

.

# Posté le lundi 06 août 2007 09:04

Modifié le lundi 06 août 2007 11:34

Hey!

Hey!
Hey!

Un jour de plus à traîner
A espérer encore une fois
Te croiser et sans discuter
M'abandonner dans tes bras

Les gens se bousculent et courent
Sans fin après le temps passé
Moi j'te cours après comme toujours
Terrassée par mes regrets

Hey ! Je revois encore ton visage
Comme un mirage
Hey ! On peut pas s'arrêter là
Regarde-moi

La vie me consume autour de moi
Tous les passants s'ignorent
Oh je n'ai plus qu'un seul espoir
Provoquer ce corps à corps

C'est vrai j'aurai du mal
A t'expliquer tout
ce que tu n'sais pas
Mais finalement tout m'est égal
Sauf me retrouver contre toi

Hey ! Je revois encore ton visage
Comme un mirage
Hey ! On peut pas s'arrêter là
Regarde moi

Les pavés défilent sous mes pas
J'ai déjà perdu le nord
Isolée dans mon désespoir
Je crois que je t'aime encore

Hey ! Je revois encore ton visage
Comme un mirage
Hey ! On peut pas s'arrêter là
Regarde-moi

Hey ! Comment faire pour
tout rattraper
Recommencer
Hey ! On peut pas s'arrêter là
Regarde-moi

# Posté le lundi 06 août 2007 12:02