En la selva

En la selva
En la selva

tres años en la selva
atada y sin luz
rodeada de locos
tres años en la cruz

te secuestraron
te hicieron rehén
de una guerra suicida
perdieron el tren

clamaban justicia
pedían libertad
matando principios,
la paz y tu verdad

desprecian la vida
tu alma de mujer
y con sus fusiles
te quieren vencer

te esperamos Ingrid
pensamos en ti
y no seremos libres
hasta que estés aquí

tres años en la jungla
atada y sin luz
con esos pistoleros
tres años en la cruz

como ellos combates
contra la miseria
tú con las palabras
y ellos con la guerra

los creíste tal vez
como yo , equivocada
dignos portadores
de la voz del Che Guevara

mas los "pueblos que se alzan
en la lucha final"
son sólo la excusa
para poder matar

te esperamos.....

no sé quiénes son
los que como tú
se pudren en prisiones
desde el Norte hasta el Sur

pobres inocentes
sin nombre , olvidados
que sufren la barbarie
por los dos costados

de narcotraficantes
de un poder corrupto
de un presidente indigno
pagais el tributo

Ingrid , también quiero
cuando canto contigo
recordar que combates
contra un doble enemigo

te esperamos...

tres años en la selva
atada y sin luz
perdida en la noche
tres años en la cruz

y sigues pese a todo
fuerte y digna
te vengas de esos desalmados
permaneciendo en vida

Ingrid Betancourt
coraje y valor
tu nombre es un grito
y un canto de amor

por todos los que amas
continúas serena
por los que no te olvidan
romperás tus cadenas

te esperamos...

www.betancourt.org

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:03

Je m'appelle Galilée

Je m'appelle Galilée
Je m'appelle Galilée

Lorsque mes mains caressent ta belle anatomie
Que mes yeux redécouvrent ta planète inconnue
Je deviens Aristote, prince d'astronomie
Me noie dans l'infini de l'infiniment nu

Quand pour parler bien vrai, je t'aime, je te nique
Quand mon regard astrolabe plonge vers tes cratères
Je m'appelle Galilée, Newton, Copernic
Pour ton corps galaxie, nébuleuse, Univers

Je m'attarde longtemps sur ces courbes splendides
Qu'il y a près de trente ans, un big band fit naître
Les fleurs de velours de tes seins de cariatide
De cette Voie Lactée où ma bouche furète...


Puis j'explore cette sphère, cet incroyable ventre
Plus vibrant et tendu que la peau d'un tambour
Ce globe, ce berceau où la vie, frissonnante
Annonce un avenir resplendissant d'amour

Ton origine du monde est digne de Courbet
Et mon âme s'enflamme à ce soleil de feu
Cette superbe va qui, pour l'éternité
Brillera dans l'azur de mon ciel amoureux

Mais la conquête ultime, la planète magique
À des années-lumière des plaisirs trop conformes
C'est cette pleine lune aux rondeurs magnifiques
Où je pose mes lèvres et mon désir énorme...


Enluminant mes nuits, pareil à la Grande Ourse,
Ton cul est une étoile et je suis son berger
Et c'est là que bientôt s'achèvera la course
De ma sonde voyageuse à deux doigts d'exploser

Vous devinez sans peine la rime à Uranus
Qui me fera atteindre du plaisir, le Zénith
Ces territoires sacrés près de ton monde, Vénus
Où mon délire sans fin finira son orbite...


Lorsque mes yeux explorent ta planète inconnue
Je me noie dans l'infini de l'infiniment nu...

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:05

Docteur Renaud, Mister Renard [live] [clip]

Docteur Renaud, Mister Renard

Comme y'a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y'a le Renaud et le Renard,
Le Renaud ne boit que de l'eau
Le Renard carbure au Ricard,
Un côté blanc, un côté noir
Personne n'est tout moche ou tout beau,
Moitié ange et moitié salaud
Et c'est ce que nous allons voir.

Docteur Renaud, Mister Renard

Renard est un sacré soiffard
Renaud est sobre comme un moineau,
Quand Renaud rejoint son plumard
Renard s'écroule dans l'caniveau
Renaud se méfie des pétards
Et du chichon qui rend idiot
Renard se les roule peinard
Pour s'exploser le ciboulot

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud s'efforce, c'est son boulot
D'écrire de jolies histoires
Pour séduire les gens, les marmots
Pour amuser pour émouvoir
A la pointe de son stylo
Le Renard n'a que des gros mots
La parano et le cafard
N'lui inspirent que des idées noires

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud souffre de tous les maux
Qui accablent ce monde barbare
Il porte les croix sur son dos
Des injustices les plus notoires
Renard désabusé, se marre
Se contrefout de ce bazar
Le monde peut crever bientôt
Renard s'en réjouirait plutôt

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud a choisi la guitare
Et la poésie et les mots
Comme des armes un peu dérisoires
Pour fustiger tous les blaireaux
Renard, c'est son côté anar
Crache sur tous les idéaux
Se moque du tiers comme du quart
Des engagements les plus beaux

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud mérite les bravos
Car en amour et c'est sa gloire
Il est tendre comme un agneau
Pour une seule et même histoire
Renard se frotte à toutes les peaux
A que des aventures d'un soir
Avec des canons, des cageots
Renard s'rait-il un brin vicelard ?

Docteur Renaud, Mister Renard

C'est à cause du désespoir
Qui tombe à 50 ans bientôt
Que le Renard, tôt ou tard
Prendra le dessus sur Renaud
Aujourd'hui son amour se barre
Son bel amour, son Domino
Elle quitte le vilain Renard
Mais aimera toujours Renaud

Docteur Renaud, Mister Renard.

# Posté le lundi 06 août 2007 07:33

Petit pédé

Petit pédé
Petit pédé

T'as quitté ta province coincée
Sous les insultes, les quolibets
Le mépris des gens du quartier
Et de tes parents effondrés
A quinze ans quand tu as découvert
Ce penchant paraît-il pervers
Que tu l'as annoncé à ta mère
J'imagine bien la galère
Petit pédé

T'aurais été couard pas de lézards
Besoin d' l'annoncer à personne
Mais c'est franchement une autre histoire
Que d'avouer j'aime les hommes
C'est pas d' ta faute, c'est la nature
Comme l'a si bien dit Aznavour
Que c'est quand même sacrement dur
A l'âge des premières amours
Petit pédé

Toute sa vie à faire semblant
D'être normal comme disent les gens
Jouer les machos à tout bout de champ
Pour garder ton secret d'enfant
Dans le p'tit bled d'où tu viens
Les gens te traitaient pire qu'un chien
Il fait pas bon être pédé quand t'es entouré d'enculés
Petit pédé

A Paris tu as débarqué
Dans les back-room du Marais
Dans ce ghetto un peu branché
Tu as commencé à t'assumer
Pour tous les homos des bars gays
Tu étais un enfant perdu
Tu as été bien vite adopté
Même si c'était pour ton cul
Petit pédé

Tu t'es laissé aller parfois
A niquer plus que de raison
C'est ta liberté, c'est ton droit
T'as heureusement fais attention
Tu t'es protégé de ce mal
Qui a emporté tant de tes potes
Grâce à ce virus infernal
Ne sortez jamais sans capotes
Petit pédé


Bientôt tu trouveras un mec
Un moustachu ou un gentil
Alors tu te maqueras avec
Pour quelques jours ou pour la vie
Rêverez peut-être d'un enfant
Y en a plein les orphelinats
Sauf que pour vous papa, maman
C'est juste interdit par la loi
Petit pédé

Tu seras malheureux parfois
La vie c'est pas toujours le pied
Moi qui ne suis pas comme toi
Le malheur j'ai déjà donné
Qu'on soit tarlouze ou hétéro
C'est finalement le même topo
Seul l'amour guérit tous les maux
Je te le souhaite et au plus tôt
Petit pédé
Petit pédé...

# Posté le lundi 06 août 2007 07:36

Je vis caché

Je vis caché
Je vis caché

Loin des projos, loin des télés
Et des animateurs blaireaux
Tous ces crétins dégénérés
Fringués, coiffés comme des proxos
Loin des journaux et des radios
Des interviews conformistes
Par des zombies mongolitos
Un peu nazes, souvent fumistes
Loin des questions parfois obscènes
Ridicules ou bien vicelardes
Des nullos de la bande FM
Rois de la musique ringarde

Pour vivre heureux, je vis caché
Au fond de mon bistrot peinard
Dans la lumière tamisée
Loin de ce monde de bavards

Loin des boîtes, des fêtes branchées
De la jet-set et du showbizz
Des pétasses cocaïnées
Et des bellâtres à la dérive
Loin des premières où tout Paris
Vient poser sans aucun scrupule
Pour quelques pauvres paparazzi
Qui aiment mitrailler les nuls
Loin des cocktails, dîners
Des mondanités imbéciles
Entre starlettes d'un seul été
Au QI frisant le débile

Pour vivre heureux, je vis caché
Au fond de mon bistrot peinard
Avec mes potes, des vrais de vrais
Loin de ce monde de fêtards

Loin des meetings, des réunions
Des manifestations de rues
J'écoute la colère qui fond
Sur nos dirigeants corrompus
Mais bouger mon cul, m'engager
C'est pas demain que vous m'y reprendrez
A part peut-être José Bové
Qui pourrais-je jamais aimer ?
Je rêve d'un monde plus humain

Et je laisse parler ce bras
Les pétitions c'est plutôt bien
Mais vous n'y verrez plus mon blaze

Pour vivre heureux, je vis caché
Au fond de mon bistrot peinard
Taciturne, désabusé
Loin de ce monde de barbares

Loin des conversations minables
Sur les charmes surfabriqués
De quelques ados improbables
Dans un loft télévisé
Très loin des stars académiques
Et des popstars de mes deux
Qui sont un peu à la musique
Ce que le diable est au bon dieu
J'irai pas prendre quelques bâtons
Pour servir la soupe à ces branques
Les télés vous prennent pour des cons
J'irai pas chanter pour ces glands

Pour vivre heureux, je vis caché
Au fond de mon bistrot peinard
Dans la lumière tamisée
Loin de ce monde de ringards

Pour vivre heureux, je vis caché
Au fond de mon bistrot peinard
Dans la lumière tamisée
Loin de ce monde de ringards

De ringards...

# Posté le lundi 06 août 2007 07:39