Rien à te mettre

Rien à te mettre
Rien à te mettre

J'ai du mal à admettre
Que t'aies plus rien à te mettre
Je crois que c'est qu'une excuse
Pour traîner
En petite culotte
Et vérifier ta cote
Je connais cette ruse
Je te connais

Tu voudrais me faire croire
Que t'ignores tes pouvoirs
Mais tu l'as bien compris
Ils sont grands
Me faire entrouvrir la bouche
Voir ma tête quand je louche
Ce doit être ça qui
T'amuse tant

Sur le lit, tu fais un tas
Des fringues que tu veux pas
De tout ce que tu aimais
Hier
Comme je suis encore au pieu
Je me retrouve au milieu
Je n'ose plus bouger, je fais
Pas le fier

Mais tu fredonnes enfin
Une chanson que t'aimes bien
Une que j'avais écrite
Pour toi
D'accord pour que tu chasses
Ce qui n'a plus sa place
S'il en reste une petite
Pour moi

La marque de tes dentelles
Les marques de tes bretelles
Il faut être moi pour
Les voir
T'examines une chemise
Longtemps que tu l'as pas mise
Je te le dis juste pour
Mémoire

Oh, tu peux toujours renoncer
A cette robe un peu osée
C'est une précaution
Inutile
T'es une fleur maléfique
Déjà trop magnifique
Dans tes hésitations
Textiles

Tu sais que si tu veux
Je te prête un jean bleu
Et un t-shirt qui sera
Trop grand
Le risque c'est qu'avec
On te prenne pour ton mec
Vu que d'habitude c'est moi
Dedans

Alors je te propose un truc
Depuis le temps que je te reluque
Je t'enlève tes derniers
Pétales
Et je t'offre ma peau
Je suis un vêtement chaud
Je suis sûr de t'aller
Pas mal

Je t'offre ma peau
Je suis un vêtement chaud
Je suis sûr de t'aller
Pas mal-a-la, la la la la...

Alors je te propose un truc
Depuis le temps que je te reluque
Je t'arrache tes derniers
Pétales
Et je t'offre ma peau
Je suis un vêtement chaud
Je suis sûr de t'aller
Pas mal

Je t'offre ma peau
Je suis un vêtement chaud
Je suis sûr de t'aller
Pas mal

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:55

A la Close

A la Close
A la Close

Les serveurs y officient de noir et blanc vêtus
Quelques-uns gilet vert, d'autres noeud papillon.
Peu m'importe pour moi ils pourraient être nus.
Ils ne dédaignent pas qu'on les appelle garçon
ils feraient aussi bien leur boulot tout en rose
à la close, à la close.

Dans ce bar Parisien au coeur de Montparnasse
que l'on appelle aussi, Closerie des lilas
j'ai mon coin réservé, j'ai ma petite place
dans le calme, le silence ou bien le brouhaha
et je noirci des pages de rimes et de proses
à la close, à la close.

Dans ce décor de cuir, de cuivre et d'acajou
sous les lampes veillottes, cette douce pénombre
je regarde passer les bourgeois, les voyous
et puis les écrivains et les femmes du monde.
Ce monde qui défile, qui s'abreuve et qui pose
à la close, à la close.

Sur les tables, gravé dans le laiton vieilli
il y a les noms de ceux plus célèbres que moi
qui vinrent fréquenter cet endroit inoui
pour y boire l'absinthe et la mélancolie.
Hemingway, Aragon, Lenine et machin chose
à la close, à la close.

C'est dans ce bel endroit inconnu des blaireaux
Que je t'ai rencontré, mon amour, ma beauté
Pour toi j'ai retrouvé le joli goût de l'eau
Renoncé pour toujours au poison anisé.
Tu m'as, petite fille, sauvé de la cirrhose
à la close, à la close
à la close, à la close.

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:57

Leonard's song

Leonard's song
Leonard's song

Huit millions de tes freres
Génocidés naguere
Sur ce qui fut la terre
Sacrée de tes ancetres

Et ils sont toujours fiers
Du général Custer
Des héros legendaires
De la conquetes de l'ouest

D'Buffalo Bill ce con
Qui tuait les bisons
Comme on tire au pigeon
Débile Buffalo

D'David Crockett ce fou
Dont les renards, les loups
Se souviennent surtout
parce qu'il leur fit la peau

Entendras-tu ces mots
De derriere tes barreaux
Leonard
Du fond de ta cellule
Dis-leur qu'on les encule
Ces connards

Ce peuple de barbares
Ce pays blanc et noir
A construit son pouvoir
Sur le sang des cheyennes

Mais les livres d'histoire
Ont perdu la memoire
Pas un mot a la gloire
De ces nations Indiennes

Qui respectaient la vie
Et la terre et ses fruits
Et pretaient aux fourmis
Une ame magnifique

Pas de drapeaux en berne
Pour qu'un mome se souvienne
De cette Shoah ancienne
Qui a bati l'Amerique

Entendras-tu ces mots
De derriere tes barreaux
Leonard
Du fond de ta cellule
Dis-leur qu'on les encule
ces connards

Tes frangins survivants
Quelques milliers pourtant
Furent bien gentiment
Parqués comme betail

dans des reserves Sordides
Ou vous crevez tranquilles
Alcool, drogues, suicides
Loin du monde qui braille

Toi tu as pris ton fusil
Pour refuser l'oubli
Tu n'as pas leur folie
Tu as tiré en l'air

Et tu as pris perpette
trente ans que tu vegetes
A l'ombre des tempetes
Qui agitent la terre

Entendras-tu ces mots
De derriere tes barreaux
Leonard
Du fond de ta cellule
Dis-leur qu'on les encule
Ces connards

Je vis tres loin de toi
Mais, tu sais, je suis la
Tu entendras ma voix
Un jour dans les nuages

Au pays de Voltaire
Resonne la colere
Contre ces tortionnaires
Qui t'ont jeté en cage

Puisse un jour ma chanson
Aux murs de ta prison
Ouvrir un horizon
D'amour et de lumiere

Devenir un totem
Pour te dire "je t'aime"
L'innocent qu'on enchaine
Sera toujours mon frere

Entendras-tu ces mots
De derriere tes barreaux
Leonard
Du fond de ta cellule
Dis-leur qu'on les encule
Ces connards

www.leonardpeltier.org

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:59

malone

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:00

Malone [live]

Malone

Un prénom irlandais
Une mère de partout
Danoise, Catalane
Française malgré tout
Un papa huguenot
Et citoyen du monde
Quelques fois parigot
Aux racines vagabondes
Pisseuse ou petit con
Princesse ou poulbot
Tu prendras ce prénom
Comme un premier cadeau
Il te dira le vent
Qui souffle sur Shannon
Et le vert du printemps
Sur l'île d'Avalon

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu se monde
Cette triste Babylone ?
Cette planète moribonde

J'ai le c½ur assez grand pour encore de l'amour
Et pour toi mon enfant lumière de mes jours
En voudras-tu longtemps
en auras-tu aussi
pour ces fous inconscients
qui t'offre cette vie
celle ci sera pleine
de plaisirs mais encore
de chagrins et de peine
qui te rendront plus fort
la vie est un long fleuve,
tranquille bien funeste
les hommes font ce qu'ils peuvent
le destin fait le reste

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu ce monde ?
D'avance tu nous pardonne
si tu le trouves trop immondes

Tellement de misère
de souffrance et de haine
Tellement de galère
pour le moindre je t'aime
Mais tellement aussi
de tous petits bonheurs
Innocence épanouie
que de bouquets de fleurs
nous t'apprendrons mon ange
a lutter chaque jour
pour que ce monde change
pour un peu plus d'amour
j'apprendrai à écrire
pour chanter tes colères
pour voir ton sourire
illuminer la terre

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu ce monde ?
de mon île d'Avalon
le soleil et puis l'hombre
de mon île d'Avalon
le soleil et puis l'hombre

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:01