Pas de dimanche

Pas de dimanche
Pas de dimanche

Depuis 2000 ans que tu te lèves tous les matins
Bien avant l'aube pour t'en aller bêcher la terre
Avant que le grain ne devienne un morceau de pain
Combien de sueur combien de peine et de misère
Paysan mon frère

Pas de dimanches, pas de vacances
Mais des nuits blanches en abondance

2000 ans que tu obéis aux mêmes seigneurs
Mais tu vaux bien moins que ton chien pour ces canailles
Va leur dire enfin que cette terre n'est pas la leur.
Qu'elle n'appartient qu'à celui qui la travaille
Paysan bétail

Pas de dimanches, pas de vacances
Trousser tes manches, dans le silence...

Ils t'ont obligé à mettre tes champs en jacherre
Ils ont saisi tes machines ton pauvre troupeau
Tu n'as gardé que ton fusil et ta cartouchière
Quand ils viendront prendre ta ferme fais leur la peau
Paysan tombeau

Pas de dimanches, pas de vacances
Parfois la planche devient potence

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:40

Adieu l'enfance

Adieu l'enfance
Adieu l'enfance

Tu m'appelais « Papou »
Surtout tu m'appelais
Te pendais à mon cou
Quand la vie t'effrayait
Moi j'étais là pour te construire
Le plus joli des avenirs
Est-c'que j'y suis arrivé

C'était le temps béni
Des cours de récré
Et des rues de Paris
Que tu découvrais
Dans nos regards rempli d'etoiles
La vie brûlait comme aujourd'hui
Mais sans cette nostalgie

Adieu l'enfance
Et l'innocence
De ces années lointaines
De ce joli temps disparu
Où est l'insouciance
De tes dix ans
Qui ne reviendront plus

Il est toujours cruel
Le temps qui s'enfuit
Rien n'est moins éternel
Que l'aurore de la vie
Mais dans ton petit c½ur de femme
Tes souvenirs sont une flamme
Comme un phare dans la nuit

Adieu l'enfance
Et l'innocence
De ces années lointaines
De ce joli temps disparu
Où est l'insouciance
De tes dix ans
Qui ne reviendront plus

Ton existence
À l'évidence
A embelli la mienne
Et donné un sens à ma vie
Mais, pas de chance
Ta belle enfance
Est à jamais finie

Adieu l'enfance
Et l'innocence
De ces années lointaines
De ce joli temps disparu
Où est l'insouciance
De tes dix ans
Qui ne reviendront plus

(Merci à Jacques pour cettes paroles)
Paroles Mania

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:42

Jusqu'a la fin du monde

Jusqu'a la fin du monde
Jusqu'a la fin du monde

Tes yeux sont comme les pierres
D'une rivière
Qui ferait se damner le plus grand diamantaire
Au fond de son échoppe dans le port d'Anvers
Ce sont des diamants noirs sur ton visage clair

Romanovna
Pose-les sur moi
Chaque seconde
Jusqu'à la fin du monde

Tes mains sont comme un calice
Comme un ciboire
Qui feraient se damner Jésus à son dernier soir
Où tous les Saints du monde voudraient venir boire
Plus blanches et plus fines que le marbre de Carrare

Romanovna
Poses-les sur moi
Chaque seconde
Jusqu'à la fin du monde

Ton corps est un arc-en-ciel
Éternel
Qui ferait se damner David et Raphaël

Qui le dessineraient au plafond des chapelles
C'est pour lui que l'on a inventé les dentelles

Romanovna
Pose-le sur moi
Chaque seconde
Jusqu'à la fin du monde

Jusqu'à la fin du monde

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:43

Sentimentale mon cul [clip Alain Souchon]

Sentimentale mon cul

La foule est la bête élémentaire,
dont l'instinct est partout,
la pensée nulle part.
[André Suarès]

Paroles Alain Souchon
Et pis musique aussi
J'écoute en boucle et me régale
Le poète a tout bon
En trois minutes il nous dit
Sa jolie foule sentimentale

Qui m'inspire à mon tour
Une envie de quatrains
Avec mes mots bien plus teigneux
D'où ce petit chant d'amour
Pour mes frères humains
Aussitôt qu'ils sont trop nombreux

Putain de foule anonyme
Majorité mal-pensante
Troupeau de b½ufs qui n'exprime
Qu'une pensée dégoulinante

Sentimentale mon cul
Ces foules qui défilent
En bramant de ces slogans vengeurs
Qui envahit nos rues
Multitude débile
Milliers de poitrines, un seul c½ur

Putain de foule anonyme
Toujours prête à lyncher quelqu'un
A lapider ses victimes
À tondre la femme du voisin

On la voit dans les stades
Vociférant sa haine
Pour l'étranger sur un péno
Elle se presse, pitoyable
Aux gradins des arènes
Pour jouir de la mort d'un taureau

Putain de foule anonyme
Des grand-messes, des métros, des plages,
Des processions, des meetings
Horde violente, meute sauvage

Foule manipulée, Obéissante, fanatique
On la voit aux concerts des blaireaux
Brandissant des briquets
Parquée dans des Zénith
Comme dans des hangars à bestiaux

Foule qui d'une seule voix
Aussi pourrie que la mienne
Assassine « Manu » « Morgane de toi
Pourvu qu'elle soit toujours là
Dans ma tournée prochaine
Ma foule sentimentale à moi

Putain de foule anonyme
Pourquoi est-c'que tu m'fais si peur
En ton nom combien de crimes
Derrière tes drapeaux de malheur

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:50

Elsa [live]

Elsa

Elsa,
Est-ce que tu voudras d'un grand-frère
Comme moi
Maintenant qu' le tien s'est fait la paire
Comme ça?
J'le remplacerai jamais c'est clair
Mais là,
Je voudrais t'offrir un peu d'lumière
T'y as droit...

Elsa,
Je sais que tu partages mes colères
Mes joies,
Aujourd'hui c'est toi qui galères
Pleure pas,
Je voudrais que ta peine soit plus légère
Crois-moi,
Et je t'aiderai à porter sur Terre
Ta croix

Elsa ,
C'était un bien joli prénom
Lucas ,
Il était naturellement bon
Comme toi,
C'tait un putain de joli garçon
Sympa,
Il était aussi grand que son
Papa

Elsa ,
Tu l'as r'trouvé dans la clairière
Là-bas,
Pendu comme les bandits d'naguère
D'autrefois,
En reparler à quoi ça sert ?
J'veux pas,
Que tu revives au fil de mes vers
Cette nuit-là...

Elsa ,
Mourir à 20 ans c'est trop con
Y'a pas ,
Lui qu'apprenait si bien ses l'çons
Savait pas,
Si la vie est un jeu abscons
Sans loi,
La mort c'est encore plus couillon
A c't'âge-là,

Elsa ,
L'était doué dans toutes les matières
N'est-ce pas?
Ses profs ses copains monsieur le maire
Et toi,
Aimiez cet ange de lumière
Ce roi,
Mais pour l'bonheur : savait pas faire...
Et pourquoi ?

Elsa
La vie c't un mélange de misères
Et de joies
Le paradis il est sur Terre
Enfin je crois
Mais on pourra jamais rien faire
Contr'ça
C'est ici aussi que se trouve l'enfer
Parfois,

Elsa embrasse tes parents ton p'tit frère
Pour moi,
Depuis que Lucas s'est foutu en l'air
J'ose pas ,
Vous dire à quel point vous m'êtes chers
Et ça ,
ça changera pas le cours des rivières
Pour toi.

# Posté le dimanche 05 août 2007 15:53